Les écrans pare blocs pour lutter contre les instabilités

La solution des écrans pare blocs

Les écrans pare blocs sont une solution pour lutter contre la propagation d’instabilités de fortes capacités lorsqu’elles se sont décrochées de leur paroi initiale. Cette solution passive est parfois préférée par défaut d’adoption de solutions actives à la source du problème ou par la généralisation d’un risque sur un linéaire donné. On retrouve ce type de protection en bord de chaussée routière essentiellement.

Dans le cadre des nouvelles normes européennes concernant les écrans (norme ETAG 027), il est essentiel et recommandé de dimensionner la protection à mettre en place par un savant mélange de calcul de force d’impact en fonction de la taille des instabilités potentielles (MEL – Maximum Energy Level) et de trajectoires et hauteurs d’interception pour déterminer la capacité de l’écran pare blocs à retenir.

Entretien, études géotechniques et coût des écrans pare blocs

Les écrans pare blocs nécessitent un entretien fréquent puisque le bon fonctionnement de ce type de protection ne tolère pas d’accumulations excessives de matériaux.

Sauf les cas ou les écrans sont la seule solution face un risque généralisé non maitrisable à la source, le choix de mise en oeuvre d’écrans est malheureusement trop souvent “la solution ultime passe partout” pour certains bureaux d’études peu aguerris qui préconisent souvent ce type de protections par facilité et coûts d’études et d’investigations réduits.

Il est en effet souvent trop facile pour certains BE de proposer une offre pour des études à coût réduit comparativement au coût plus élevé d’un bureau d’études qui investiguerait le terrain en falaise pendant de longues journées “de cordes” et ensuite des journées de savants calculs au bureau.

Ainsi, en lieu et place d’investigations poussées informant le client sur l’intégralité des instabilités présentes avant choix de la solution, il peut être préféré de réaliser des dimensionnements d’écrans en basant la stratégie de parade sur les volumes les plus importants d’instabilités en falaise, puis d’en faire les simulations informatiques de trajectoires et impacts.

La résultante pour le client est qu’il croit bénéficier immédiatement d’une offre concurrentielle en termes d’études préalables, mais le coût final des travaux peut se retrouver facilement doublé ou triplé en comparaison avec du traitement actif à la source des instabilités.

Le coût est également relativement élevé pour le client, et la pertinence de ce choix est limitée par le fait que les sources des problématiques ne sont pas traitées et que le niveau de maintenance est élevé pour conserver un niveau de protection convenable partant du principe que l’écran est en place pour prendre des chocs potentiels.